BÂTIS · NIVEAU MOYEN
Un puits & un moulin
Deux constructions qui font plus que décorer : le puits donne un centre au village, le moulin lui donne un bord. L’un se fait en une soirée, l’autre demande un peu de mécanique si vous voulez que la roue tourne.
Le puits
Dans un village réel, le puits est le lieu où l’on se croise. Dans une crèche, il joue exactement le même rôle : c’est le prétexte à un attroupement, et donc l’endroit où poser trois ou quatre santons qui, sans lui, seraient plantés au hasard.
Dimensions, pour des santons de 7 cm : margelle de 4 cm de diamètre extérieur, hauteur 2,5 cm — soit à peu près à hauteur de hanche. Les montants qui portent la poulie montent à 7 ou 8 cm, c’est-à-dire au-dessus de la tête d’un santon.
- Un bouchon de liège, un tube de carton ou une rondelle de polystyrène pour le fût
- Chutes de polystyrène ou de liège pour la margelle
- Deux bâtonnets de bois pour les montants, un pour la traverse
- Une perle de bois ou une rondelle pour la poulie
- Ficelle de lin fine, un dé à coudre ou un capuchon pour le seau
- Enduit fin, acryliques mates
Construire le puits
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Le fût
Un cylindre de 3,5 cm de diamètre, gravé en pierres comme dans le mur en pierre. Sur une surface courbe, les assises se resserrent visuellement sur les côtés : gravez-les en gardant l’espacement constant en développé, l’œil corrigera.
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La margelle
Un anneau plat posé en débord de 2 mm tout autour. C’est ce débord qui fait le puits ; sans lui, on a un tuyau.
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Le trou
Évidez le centre et peignez l’intérieur en noir mat sur 1 cm de profondeur au moins. Un puits dont on voit le fond n’est pas un puits.
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La potence
Deux montants collés dans la margelle, une traverse, la poulie percée et enfilée sur une épingle. Vieillissez le bois : lavis de terre d’ombre très dilué, puis brossage à sec en gris pâle dans le sens des fibres.
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Le seau
Suspendu à mi-hauteur, jamais en haut ni en bas — un seau à mi-course dit que quelqu’un est en train de tirer. Faites-le pendre légèrement de travers.
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Patiner
Les quatre passes habituelles, avec du vert très dilué qui coule sous la margelle et à la base. Un puits est mouillé en permanence.
Le moulin
Deux familles, et le choix dépend de votre crèche plutôt que de votre goût :
- Le moulin à vent — provençal, posé en hauteur, sur une butte dégagée. Tour tronconique en pierre, calotte de bois, quatre ailes. Il occupe le point haut de la crèche et se voit de loin.
- Le moulin à eau — adossé à un cours d’eau, donc lié à la fontaine. Bâtiment bas, roue à aubes sur le flanc. Il occupe un bord de crèche, jamais le centre.
Ne mettez pas les deux. Un village qui a un moulin à vent et un moulin à eau à trente centimètres l’un de l’autre n’a pas l’air riche, il a l’air incohérent.
La tour du moulin à vent
Un tronc de cône : plus large en bas qu’en haut. Le plus simple est de découper un cylindre de polystyrène puis de le poncer en biais, à la râpe, en le faisant tourner. Comptez 5 cm de diamètre à la base, 4 cm en haut, 9 cm de hauteur pour des santons de 7 cm.
La calotte se fait à part, en demi-sphère de bois ou de pâte durcissante, et doit pouvoir se poser sans être collée — sur un vrai moulin elle pivote pour orienter les ailes au vent, et cette petite vérité se voit.
La roue, et la faire tourner
Une roue immobile est acceptable. Une roue qui tourne est ce dont les enfants se souviennent. Trois solutions, par ordre de difficulté :
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L’axe libre et le courant d’air
Pour les ailes d’un moulin à vent : montez-les sur une épingle dans une perle percée, sans colle, très légères (bâtonnets et toile de jute). Le moindre déplacement d’air dans la pièce les fait bouger. Aléatoire, mais gratuit et sans câble.
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L’eau de la fontaine
Séduisant et décevant : le débit d’une micro-pompe n’a pas la force d’entraîner une roue, même légère. Faites tomber l’eau sur la roue pour l’effet visuel, et entraînez-la autrement.
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Le micromoteur
Un moteur à courant continu 3 V à réducteur, du type utilisé en modélisme, tourne à la bonne vitesse — 5 à 15 tours par minute. Alimenté sur le même 5 V que l’éclairage, avec un potentiomètre pour ralentir. Logez-le dans le corps du bâtiment, sur de la mousse pour absorber les vibrations, et prévoyez une trappe : c’est la pièce qui tombera en panne.
Une roue trop rapide ruine l’échelle. À taille de crèche, une roue de moulin doit faire un tour en cinq à dix secondes. Plus vite, elle a l’air d’un ventilateur.
Construire la roue à aubes
Deux disques de contreplaqué fin ou de carton fort, percés au centre, reliés par huit à douze aubes plates collées entre eux. Le diamètre : à peu près la hauteur d’un santon, soit 7 cm. Trempez ensuite l’ensemble dans un lavis très dilué de terre d’ombre, laissez sécher, puis brossez à sec en gris : le bois d’une roue est toujours détrempé et grisé.
Où les placer
- Le puits au cœur du village, sur un élargissement du chemin, jamais contre un mur. Il lui faut de la place tout autour pour que des santons s’y tiennent.
- Le moulin à vent au point le plus haut et le plus dégagé, souvent en fond de crèche — sa silhouette découpée sur le ciel du fond peint est l’un des plus beaux effets disponibles.
- Le moulin à eau sur un bord latéral, au niveau bas, là où l’eau arrive.
Et une règle commune : ces deux bâtiments doivent être utilisés. Un puits sans personne autour et un moulin sans meunier ni sacs de grain sont des maquettes. Une femme qui tire un seau, un âne chargé qui attend, et la scène existe.